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Arc lémanique: Pas de pression sur les salaires à cause des frontaliers

«Frontalier» – dans le canton de Genève, ce mot suscite bien plus de ressentiment que ne le laisse présager sa définition de personne résidant à l’étranger et travaillant en Suisse. Une analyse statistique du think tank Avenir Suisse montre, que les craintes de pertes d’emplois ou de dumping salarial en lien avec la présence de cette population ne sont pas fondées.
01. octobre 2019 - PD/MIG

Les frontaliers sont un pilier central de l’économie genevoise. Les quelques 82 000 pendulaires représentent plus d’un tiers des personnes actives occupées dans le canton de Genève, contre un peu plus de 7 % dans le canton de Vaud (30 500). Toutefois, leur présence est associée à des craintes de pertes d’emplois ou de pression sur les salaires. A tort, comme les chiffres indiquent.

Les statistiques salariales du think tank Avenir Suisse ne montrent pas d’influence du nombre croissant de travailleurs transfrontaliers. Les données disponibles  pour les années 2008 à 2014 sont impressionnantes : les Suisses du canton de Genève gagnent en moyenne environ 20 % de plus par an que leurs collègues frontaliers. Alors que l’évolution des salaires des résidents suisses est restée constante et a suivi la tendance à la hausse dans toute la Suisse, les frontaliers ont dû se contenter de salaires nettement inférieurs. Une comparaison avec le salaire médian suisse ne montre pas non plus de pression sur les salaires due à l’emploi de travailleurs frontaliers dans la région genevoise – un système «gagnant-gagnant» pour tous, pour ainsi dire.

 

 

 

 


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