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La proportion de femmes au sein des directions a augmenté

Pour la première fois la proportion de femmes dans les directions des 100 plus grands employeurs suisses franchit la barre des 10 %; on compte même 20 % de cadres supérieures dans le secteur public.
30. juin 2020 - PD/MIG

L’année dernière, au niveau de la direction des employeurs suisses les plus grands, un poste sur cinq (21 %) a été pourvu avec une femme. On peut souligner que dans la majorité des cas (61 %) ces femmes sont entrées à la direction à la suite d’une promotion interne. Cela prouve que les entreprises prennent de plus en plus conscience qu’il faut améliorer la diversité des genres aux postes de direction et qu’elles ont beaucoup de femmes compétentes aux niveaux intermédiaires pour assurer la relève. Le secteur public reste pionnier en matière de diversité des genres et a de nouveau nommé des femmes à 38 % des postes vacants de haut niveau. Au sein des conseils d’administration des 100 employeurs les plus importants, la proportion de femmes passe de 21 % à 23 %. Si cette tendance se poursuit, la proportion de femmes dépassera dans 4 ans la barre de 30 % exigée par la législation.

 

Pour la première fois une proportion de femmes à deux chiffres au sein des directions

La proportion de femmes au sein des directions des 100 employeurs suisses les plus grands a augmenté de 9 % à 10 %. Un poste de direction vacant sur cinq (21 %) a été pourvu en nommant une femme (contre 18 % en 2019). Malgré la hausse de la proportion de femmes, seulement un peux plus que la moitié (53 %) des entreprises comptent des femmes aux postes de direction (contre 49 % en 2019). Les directions d’entreprises et conseils d’administration doivent donc continuer de s’engager clairement dans ce sens. Les entreprises du SMI ont pourvu un poste de direction sur trois en nommant une femme, faisant ainsi passer la proportion de femmes dans leurs directions de 10 % à 12 %, ce qui confirme leur avance.

 

Carrière classique – promotion interne

Après une valeur exceptionnellement haute l’an dernier (64 %), les entreprises ont cette année encore pourvu la majorité (61 %) des nouveaux postes attribués à des femmes en faisant appel à la promotion interne. Cette proportion dépasse même celle des hommes (59 %). «Il est réjouissant de constater que les entreprises mettent l’accent sur la promotion interne et profitent maintenant de leur investissement dans le développement des talents. Cela présente des avantages pour tout le monde: les nouveaux membres des directions connaissent la culture, entretiennent déjà un réseau de relations et ont un rayonnement positif en interne et en externe», déclare Guido Schilling.

 

Le secteur public pionnier

La proportion de femmes parmi les cadres supérieur-e-s du secteur public continue de progresser de façon constante et a augmenté de 2 points de pourcentage pour atteindre pour la première fois les 20 % (contre 18 % en 2019). Le secteur public confirme ses efforts de l’année précédente et a pourvu de nouveau 38 % des postes vacants de haut niveau avec des femmes. La proportion de femmes cadres supérieures du secteur public est donc deux fois plus élevée que dans les directions de l’économie privée. Pour Schilling, l’amélioration de la diversité des genres dans le secteur public est liée à un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie familiale: «C’est la clé d’une bonne diversité des genres. Sur ce sujet, le secteur public montre la voie à l’économie privée.»

 

Les entreprises renforcent les compétences de leurs directions en matière de numérisation

La numérisation est sur toutes les lèvres. Dans le schillingreport 2020, ses effets sont perceptibles au niveau des directions: 12 entreprises ont nommé des nouveaux membres des directions qui disposent d’une expertise reconnue du numérique. 8 d’entre eux ont pris des positions nouvellement créées par les entreprises. «Cela signifie que les entreprises accordent une importance plus grande à la transformation numérique. Je m’attends à ce que les compétences liées au numérique soient de plus en plus ancrées au niveau des directions», estime Schilling.

 

La proportion de personnes de nationalité étrangère continue de se stabiliser

Au niveau des directions, la proportion de personnes de nationalité étrangère diminue de 45 % à 44 %. Cela fait quatre ans qu’elle s’est stabilisée autour de ces chiffres. Plus des deux tiers (70 %) des membres des directions de nationalité étrangère travaillaient déjà en Suisse ou dans une entreprise suisse avant d’occuper leur poste actuel. Par conséquent, ils avaient déjà un niveau de cadre intermédiaire ou supérieur en arrivant auparavant chez un employeur suisse. «Les talents étrangers représentent un complément indispensable à la relève suisse. Nous devons veiller à ce que cette source ne se tarisse pas», fait remarquer Schilling.

 

Le schillingreport 2020 couvre les 118 plus grands employeurs de Suisse, ainsi que la Confédération et les 26 cantons. 900 membres de directions, 825 membres de conseils d’administration et 1027 cadres supérieur-e-s du secteur public (chefs et cheffes d’office, secrétaires généraux et générales, chanceliers et chancelières d’État) ont été inclus dans l’étude. Le rapport complet sera disponible en ligne mi-mai, en allemand, en français et en anglais sur www.schillingreport.ch.

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