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Marché de l'emploi des jeunes: la Suisse à nouveau en tête du classement européen

La situation des jeunes sur le marché de l’emploi s’est nettement améliorée entre 2016 et 2017. Selon le dernier indice KOF du marché de l’emploi des jeunes (KOF YLMI), la Suisse se situe en tête du classement européen.
14. janvier 2020

L’indice du marché de l’emploi des jeunes du KOF (KOF YLMI) se base sur une approche multidimensionnelle afin de reproduire la situation des jeunes sur le marché du travail. Il comprend douze indicateurs répartis dans les quatre dimensions suivantes: état du marché du travail, qualité du travail, système de formation et facilité d’accès au marché du travail. Les valeurs indicielles se situent entre un et sept; plus la valeur est élevée, meilleure est la situation. Avec un indice de 5,70, la Suisse devance de peu le Danemark, qui occupe le deuxième rang (5,69).

 

Résultats détaillés

L’année 2017 a été ajoutée à la base de données de la sixième édition du KOF YLMI. La situation des jeunes sur le marché européen de l’emploi s’est sensiblement améliorée entre 2016 et 2017. Avec un indice de 5,70, la Suisse devance le Danemark, qui occupe le deuxième rang (5,69). La Lettonie figure à la troisième place (5,62). Les Pays-Bas (5,55), l’Allemagne (5,46) et l’Autriche (5,43) ont pu maintenir leur classement. Le Top Ten comprend également la Slovénie (5,41), la République tchèque (5,37), la Lituanie (5,36) et l’Estonie (5,35). Globalement, la situation s’est nettement améliorée dans les pays d’Europe orientale. La moyenne des pays de l’UE28 se situe à 5,07.

 

Résultats dans les différentes dimensions

L’évolution des différentes dimensions explique les changements intervenus entre 2016 et 2017. Concernant la dimension « état du marché du travail » la situation s’est amélioré dans dix pays ce qui laisse à penser que les jeunes sont mieux intégrés sur le marché de l’emploi. En ce qui concerne la « qualité du travail », les différences sont mineures entre 2016 et 2017. Seule l’Estonie accuse un net recul dans cette dimension, tandis que la Croatie, la Roumanie, la Grèce et le Monténégro enregistrent une nette amélioration. S’agissant du système éducatif en revanche, de grands changements ont été observés. En Lettonie, à Chypre, en Croatie et dans le Monténégro notamment, la dimension « système de formation » s’est améliorée, alors qu’elle présentait une nette détérioration au Danemark, en Lituanie, au Luxembourg, en Turquie et en Slovaquie. Enfin, les changements intervenus dans la dimension « facilité d’accès au marché du travail » sont mineurs.

 

Hétérogénéité du système éducatif

Le « taux d’éducation formelle » est au centre de la dernière édition de l’indice KOF YLMI. Cet indicateur recense la part des 15-​24 ans suivant une éducation formelle (formation générale ou formation professionnelle). Il indique le niveau de formation et de qualification. On constate de grandes différences entre les pays à cet égard. Aux Pays-​Bas, au Luxembourg et en Slovénie, trois jeunes sur quatre suivent une formation générale ou professionnelle. En Turquie, à Malte et au Royaume-​Uni, cette proportion n’atteint qu’environ 50%. Bien que ces différences soient étroitement liées à d’autres indicateurs tels que le taux de chômage des jeunes, elles ne permettent pas de juger intégralement la situation sur le marché de l’emploi des jeunes. Il est en outre étonnant que certains pays aient enregistré des tendances contradictoires dans ce domaine au cours des dix dernières années.

 

Tendances contradictoires dans la participation à la formation

Le taux d’éducation formelle a connu des évolutions très diverses dans les différents pays. En Pologne et en Hongrie, la participation a diminué de 10 points de pourcentage entre 2007 et 2017. Un léger recul a été observé en Lituanie, en Finlande, en Estonie et en Islande. En revanche, dans d’autres pays, la participation des jeunes à la formation générale ou professionnelle a affiché une progression notable. En Turquie, par exemple, cette proportion s’est accrue d’environ 20 points de pourcentage (passant de 32% à 52%), tout comme en Irlande (de 45% à 65%) et en Espagne (de 52% à 70%). Rien ne permet de dire avec certitude que cette hausse correspond à des améliorations sur le marché de l’emploi des jeunes, mais elle est plutôt liée à la situation propre aux différents pays.

 

 


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