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Nouvelle étude sur l'enregistrement du temps de travail

Les salariés qui n'ont pas à enregistrer leurs heures de travail travaillent en moyenne plus longtemps que ceux qui le font. C'est le résultat d'une étude menée par l'Université de Genève (sur mandat du SECO).
30. octobre 2019 - PD/MIG

L'objectif de l'étude était d'évaluer l'impact de ces mesures sur le temps de travail effectif, le stress au travail, l'équilibre entre famille et carrière et la santé des salariés. 2 013 employés de huit entreprises de plusieurs secteurs ont été interrogés. On a constaté que, dans la pratique, l'exemption d'un simple enregistrement du temps de travail ne concerne qu'un nombre limité de salariés.

En conséquence, les personnes ayant un salaire annuel brut de plus de 120'000 francs suisses ont travaillé en moyenne 45,6 heures par semaine, contre moins de 40 heures en cas de saisie systématique.

Si leurs employeurs ont mis en place des mesures d'accompagnement, ces personnes n'étaient pas en moins bonne santé au moment de l'enquête et n'étaient pas davantage stressées que les salariés qui enregistrent systématiquement leur temps de travail.

Il n'y a pas de lien direct entre la méthode d'enregistrement du temps de travail et un risque accru de stress. On a tendance à dire qu'une plus grande autonomie au travail contribue à une meilleure gestion des situations de stress parce qu'une plus grande flexibilité est possible.

La conciliation de la vie professionnelle et familiale est généralement considérée comme une bonne chose, mais de nombreux travailleurs ont du mal à s'éloigner du travail et sont tellement fatigués après le travail qu'ils abandonnent leurs activités de loisirs. La grande majorité des travailleurs interrogés se disent en bonne santé, mais le stress latent au travail est aussi un déclencheur de maladie. Les résultats de l'étude ne permettent pas de tirer de conclusions définitives sur la relation entre l'enregistrement du temps de travail et l'état de santé. Les effets du travail sur la santé sont à long terme et leur observation nécessiterait une étude longitudinale.


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Une révision de l’OLT 1 est entrée en vigueur le 1er janvier 2016 avec l’introduction de deux nouveaux articles permettant un régime dérogatoire à l’enregistrement systématique du temps de travail. L'art. 73a prévoit la possibilité de ne plus enregistrer le temps de travail pour les travailleurs touchant un salaire brut annuel de plus de 120’000 francs et disposant d'une grande autonomie dans l'organisation de leur travail, y compris dans l'aménagement de leurs horaires. L'art. 73b prévoit la possibilité d’enregistrer uniquement la durée totale du travail quotidien pour les travailleurs disposant d'une autonomie significative en matière d'horaires de travail. 

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