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Région lémanique : Une forte baisse des offres d'emploi

Dans la région lémanique les entreprises ont publié 29 % d’offres d’emploi en moins que juste avant la crise du coronavirus. Le marché du travail enregistre des évolutions similaires dans les autres grandes régions, avec une moyenne générale pour l’ensemble de la Suisse de -27%.
24. juin 2020 - PD/MIG

Espace Mittelland: les offres d’emploi chutent de 29% au moment de la crise du coronavirus

C’est ce que met en évidence l’enquête scientifique de l’Adecco Group Swiss Job Market Index du Moniteur du marché de l’emploi de l’Université de Zurich.Le marasme du marché suisse de l’emploi après le 16mars 2020, date à laquelle ont débuté en Suisse les mesures exceptionnelles pour lutter contre le coronavirus, se reflète clairement dans la dernière évolution de l’Adecco Group Swiss Job Market Index (Job Index): le nombre d’offres d’emploi au deuxième trimestre 2020 est inférieur de 27% à celui du premier trimestre 2020.

Les chiffres des offres d'emploi pour le 1er trimestre 2020 ont été collectés peu avant le 16 mars 2020, de sorte que la comparaison trimestrielle permet un comparatif idéal de la situation avant et pendant la crise du coronavirus.

«La chute par rapport au trimestre précédent est vertigineuse et, pour l’instant, plus sévère que lors des crises passées, comme la crise bancaire, où l’impact a été moins soudain. En effet, dans le cadre de la crise actuelle, pratiquement tous les secteurs de la vie sociale, économique et culturelle publique ont été contraints de s'arrêter du jour au lendemain. Ceci afin d’éviter une propagation incontrôlable du Covid-19. En toute logique, les métiers qui impliquent un contact personnel rapproché et une gestion très rapide sont actuellement particulièrement affectés, comme ceux de l’hôtellerie et des services à la personne», commente Anna von Ow du Moniteur du marché de l’emploi suisse.

Les professions de bureau et d’administration stagnent elles aussi actuellement à un niveau bas sans précédent depuis le lancement de l’index en 2012. Depuis un certain temps déjà, ce secteur connaît une évolution inférieure à la moyenne. En outre, la baisse de 35 % dans cette catégorie professionnelle semble à première vue étonnamment élevée, car des mesures telles que le télétravail ou la distanciation physique sont bien souvent plus faciles à introduire dans ces professions que dans d’autres, par exemple celles de l’hôtellerie-restauration. Cette catégorie professionnelle regroupe entre autres les professions commerciales et les métiers de la publicité et du marketing.

Une baisse tout aussi forte (- 35 %) a été observée dans le secteur du management et de l’organisation, qui comprend par exemple les directeurs généraux de la restauration, les entrepreneurs, les hauts fonctionnaires et les chefs de projet, mais aussi les spécialistes des ressources humaines et de l’organisation.

 

«La bonne nouvelle, c’est que la descente aux enfers s'est arrêtée. Depuis le brusque effondrement des trois premières semaines, le nombre d’offres d’emploi s’est stabilisé, à un niveau certes faible. Nous ne pouvons cependant pas encore parler d’un revirement clair. Mais l’espoir d’une reprise relativement rapide est là. Comme le montre une étude du Groupe Adecco, grâce aux mesures de politique économique qu’elle a su prendre très rapidement, la Suisse s’en tire très bien par rapport aux autres pays du monde», explique Monica Dell’Anna, CEO du Groupe Adecco Suisse.


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