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Pérenniser HR Fribourg et préparer le terrain pour la relève

Figure de HR Fribourg qu’elle a présidé pendant six ans avant de remettre son mandat, Gaby a su, selon ses collègues, associer douceur, fermeté et ténacité de manière à faire avancer l’association dans d’excellentes conditions.
15. mars 2019 - Anne-Isabelle Aebli

Persorama: Gaby Buchs, qu’est-ce qui vous a motivée, il y a 6 ans, à prendre la présidence de HR Fribourg?

Mon envie d’apporter mon expérience de généraliste RH et de préparer le terrain pour une relève, car il me semblait important d’avoir une vision à long terme, de pérenniser les acquis. Et aussi pour renforcer les liens avec les autres sections cantonales, en tant que déléguée au comité de HR Swiss pendant 6 ans.

Dans les choses que vous avez pu réaliser, lesquelles comptent le plus à vos yeux?

J’ai eu la chance de reprendre la présidence d’une association et d’un comité qui fonctionnaient déjà très bien. Il était important de bien gérer cet héritage, d’avancer dans un esprit d’équipe, une aventure collective où chacun peut contribuer à la réussite avec ses propres points forts. L’important était de fédérer les contacts entre RH de différentes organisations et d’échanger sur les questions qui les préoccupent, d’élargir le réseau professionnel par des rencontres non virtuelles. Pour l’ensemble des membres, les défis ne manquent pas et tous peuvent profiter des échanges, que ce soit au niveau des expériences de vie des baby-boomers ou au niveau des nouvelles formes de travail (et des modes de vie!) des générations Y et Z. Nous avons pu augmenter le nombre de membres à plus de 300 et l’objectif est de grandir encore.

Qu’est-ce que l’expérience vous a apportée?

Sur le plan personnel, la fonction de présidente est une formation continue pour diverses compétences et pour apprendre à se connaître soi-même. Sur le plan professionnel, comme je travaille dans une association à but non lucratif, les structures et les défis se ressemblent. Les mécanismes diffèrent d’une entreprise classique, il n’y a pas de pouvoir d’injonction de la part de l’organisation faîtière. Elle doit convaincre par des prestations.

Est-ce que le fonctionnement bénévole est toujours adapté?

Sur le plan administratif, la collaboration avec la Chambre de commerce et d’industrie de Fribourg nous permet depuis longtemps de nous décharger des tâches de support et de gagner en efficacité. Ainsi, les membres du comité peuvent se concentrer sur leurs portefeuilles. Mais, étant tous dans des fonctions assez exigeantes, il est parfois difficile de dégager du temps. Pour certaines missions, comme délégué au comité HR Swiss, il est impératif de pouvoir libérer des demi-journées, voire des journées. Les enjeux pour les associations sont multiples et bien que le système de milice arrive à ses limites, il peut bénéficier d’un engagement et d’une identification particulièrement élevés. La reconnaissance du travail accompli de manière bénévole est un facteur important et le succès d’un 5 à 7, l’échange animé et la bonne humeur des participants sont la meilleure récompense.

Vous avez fait entrer des personnes jeunes au comité. Pourquoi?

Pour être en phase avec les intérêts et les questions des professionnels plus jeunes, surtout en ce qui concerne les sujets à amener, le format des plateformes, etc. Il me semble logique de les associer à la gestion et à l’avenir de l’association. Pour plusieurs membres (du comité ou non), la retraite approche et il est normal de vouloir passer le témoin tout en continuant à apporter son expérience dans les échanges.

Et quelles sont les difficultés pour recruter des jeunes?

Pour la tranche d’âge 28 à 38 ans environ, concilier les tâches familiales souvent intenses, la carrière professionnelle et, en plus, une vie associative peut s’avérer difficile. Après, vers 40-45 ans, cela devient plus simple pour certains. Une bonne solution est d’associer ponctuellement de jeunes professionnels à des projets, sans qu’ils doivent s’engager sur toute l’année.


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